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Entretien avec… B.L.A.C.K.D.O.G
novembre 19th, 2009 par Robin

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La nuit tombe, on vient à peine de terminer la séance photo, entre un entrepôt sombre et un mur en briques rouges qui menace de s’écrouler . Ces cinq jeunes sont agréables, très reconnaissants, et obéissent seulement à une passion commune, la musique. Leur musique, justement, est un compromis singulier entre des influences aux multiples teintes. Une petite heure plus tôt, je les attendais pour un entretien improvisé. J’étais ravi, eux, fiers. J’ai eu le droit à pas mal de vannes, d’anecdotes et à un vif débat sur les valeurs de la musique actuelle. Humbles, naïfs et insouciants, compte rendu d’un entretien pour artistes en devenir.

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Dynamik : Salut, pouvez-vous nous faire un petit flashback et nous expliquer comment vous en êtes tous venus, indépendamment, à la musique ?

Thibault : A l’origine, j’avais l’habitude de jouer avec Arnaud chez lui, par la suite, on a trouvé au collège des copains qui jouaient aussi. Théo faisait un peu de piano et de guitare, Victor faisait déjà de la batterie dans un autre groupe The Michel.
Théo : En gros tout a commencé en 3ème au collège, on faisait tous de la musique de notre côté, on a tous passé le solfège et on est arrivés au rock à l’heure où tout le monde n’en avait que pour SUM 41. J’ai joué beaucoup de piano et puis je me suis rapidement mis à la guitare.
Thibault : J’ai commencé par le piano aussi, et j’ai réellement voulu me mettre à la guitare dès 12 ans.
Arnaud : Je joue de la guitare depuis 9 ans et du piano depuis 6 ans.
Victor : Pour ce qui est de la batterie, j’en fait depuis près de 8 ans.
Pierre-Jean : J’ai aussi commencé par le piano, influencé en grande partie par le boogie. Je me suis, ensuite, intéressé au saxophone que j’ai commencé à l’âge de 15 ans.
Thibault : le principal souci à cette époque, c’était que Victor appartenait déjà à un groupe (The Michel, ndlr)
Victor : Ils m’ont sollicité pour compléter le groupe, j’ai été un peu hésitant vis-à-vis du fait d’être pressenti seulement pour un dépannage. Finalement, le batteur initial n’est jamais revenu, et j’ai définitivement pris sa place (rires)

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« Le problème, c’est que les gens doivent réapprendre à aimer la musique » Arnaud

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D : Expliquez-nous en précision les principales étapes, du moment où les Six Bises sont nés jusqu’à maintenant avec les B.L.A.C.K.D.O.G ?

Victor : Les Six Bises, ça date de la 3ème, on avait 13 ans à peu près. On a fait notre premier concert en février 2007 pour la fête du collège, devant 600 personnes.
Thibault : A la base, les Six Bises, c’était le nom que j’avais donné au projet de groupe que je devais monter avec Claire Ricard, une amie. On a trouvé que ça sonnait bien, et on a décidé de le garder
Victor : …mais on a mangé pas mal de critiques négatives (rires)
Thibault : Ouais, c’était notre première expérience en groupe, maintenant on espère avoir mûri.

D : Et pour reprendre les grandes lignes de votre parcours ?

Victor : On a créé les Six Bises, mais j’avais à côté beaucoup de travail avec The Michel
Thibault : Puis, Victor est tombé malade pendant un an, on a dû s’imposer une pause assez conséquente
Pierre-Jean : Et qui a entraîné la fin des Six Bises en juin 2008
Arnaud : Au bal de fin d’année du collège, encore une fois ! (rires)
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D : sont les artistes qui vous ont le plus inspiré, le plus influencé dans votre production musicale et dans votre perception de la musique ?

Thibault : Tous les types de rock, Punk, Hard-Rock , des Chemical Brothers à Blur, en passant par la Brit-Pop et Justice.
Théo : Essentiellement du folk, je pense à Bob Dylan, mais aussi de la chanson française, de la pop anglaise, du rock alternatif. Je ne me suis jamais arrêté à un style particulier.
Pierre-Jean : The Doors, tous les standards du Jazz, beaucoup de psychédélique… Un peut de tout finalement.
Arnaud : Deep Purple, Jimi Hendrix, Led Zeppelin. Mes inspirations ont pris forme entre le rock classique, le jazz et le blues.
Victor : J’ai commencé par le Rap US, puis c’est Pink Floyd qui m’a fasciné dans l’apprentissage de la batterie. Un peu de Led Zeppelin, beaucoup de White Stripes, The Raconteurs, The Dead Weather, enfin… Jack White (rires)

D : B.L.A.C.K.D.O.G, ça veut dire quoi ?

Théo : On cherchait un nom de groupe, et à cette même période, mon chien, noir, est décédé…
Victor : C’était l’occasion rêvée !
Théo : et sans compter toute l’admiration qu’on a tous pour Led Zeppelin.

D : Quelles sont les scènes que vous avez effectué jusque là ?

Victor : Avec les Six Bises, deux concerts au Lézard où on a eu de bons retours et pas mal de monde. Je me rappelle on jouait le même soir que The Michel, Victor avait joué deux fois d’affilée.
Arnaud : Puis pour les bals de promo du collège, où on a aussi eu pas mal de public
.

D : Exposez-nous vos projets pour la suite, vos ambitions et vos aspirations.

Théo : du boulot, beaucoup de boulot
Thibault : trouver des scènes, se reproduire le plus possible…
Théo : …bien que ce ne soit pas notre priorité, il faut travailler énormément, enregistrer…
Victor : à vrai dire, ça fait 3 mois qu’on bosse comme des fous (rires)

D : Le mythe du rockeur et de la groupie, vous le vivez comment ?

Théo : cela ne porte pas encore vraiment trop ses fruits, pour tout te dire, aucune groupie n’a encore atterri chez moi, en général, elles sont très jeunes
Thibaut : Pour l’anecdote, une fille de 15 ans a laissé une lettre anonyme devant chez moi après un concert. Je ne la connaissais pas et elle m’a même souhaité mon anniversaire !
Arnaud : Je me rappelle d’une en particulier qui voulait s’aventurer avec chaque membre…
Victor : ouais, en gros, quelques lettres obscènes et de messages anonymes

D : Votre regard sur la musique actuelle, et le rock en particulier ? Evolution, réchauffé ou révolu ?

Pierre-Jean : c’est éphémère, les styles sont uniformisés et les groupes mettent davantage l’image et l’esthétique au devant de leurs compositions, c’était mieux avant, et si c’était pas mieux avant, au moins c’était novateur
Théo : C’était mieux avant, pas sûr. Aujourd’hui, on peut se permettre plus de choses, beaucoup de barrières sont tombées et la musique va de mieux en mieux. Il n’y a pas de pérennité mais l’inspiration n’a jamais eu autant de sens que de nos jours
Thibault : c’est différent du passé, c’est une époque révolue aujourd’hui, même un groupe qui propose des choses assez impressionnantes comme les Klaxons restent basiques. On n’atteint pas l’évolution, pas encore…
Théo : Il y a pourtant beaucoup de mouvance, de changements essentiels, de métissage aussi
Arnaud : on ne créé plus rien, tout a été fait. Le problème n’est pas là, le problème est que les gens doivent réapprendre à aimer la musique.
Victor : Le nécessaire est d’aller plus loin que ce que l’on nous propose, que ce que tout le monde écoute. La clé de la reconnaissance technique se trouve là.
Thibault : sauf que la reconnaissance arrive bien plus vite qu’auparavant, un artiste peut exploser en deux mois, il y a de moins en moins d’artistes audacieux et courageux

D : Dynamik, qui vous suit de près aujourd’hui, la rencontre remonte à quand pour vous ?

Victor : l’époque du skateshop Victory, c’était l’époque où on skatait avec Théo
Thibault : la première soirée Dynamik au Rio Grande, j’y ai connu les anciens doyens, Julien, Lionel…
Théo : on était là à chaque soirées en fait
Victor : et c’est aussi parce qu’on a un entourage commun
Pierre-Jean : c’est la seule chose qui fait bouger les gens, qui propose quelque chose de nouveau, j’ai en tête Captain Computer à l’époque…

D : Si vous aviez trois personnes à remercier, ce serait…

Théo : Antonio, le patron du Lézart qui nous a offert nos premières scènes
Pierre-Jean : …et qui nous a surtout offert pas mal de bières (rires)
Théo : on se doit de remercier aussi The Michel, ils nous ont beaucoup motivé quand nous nous sommes lancés
Victor : Dynamik, vous nous avez beaucoup aidé jusque là, peut-être pas autant que Teddy, le chien d’Arnaud qui a bouffé tout le matos de Pierre-Jean. (rires)

D : Un dernier mot ?

Pierre-Jean : bordel !
Arnaud : FIU
Théo : Terminator, j’ai regardé le début juste avant l’interview
Thibault : Jaunisse, le concerné se reconnaitra
Victor : Fuck up !

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Propos recueillis par Robin Panfili
Photographie : Pauline Henric

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2 réponses  
Are (Soeur) a écrit:
novembre 19th, 2009 at 16:58

Théo, il est trop bien ton blouson! Tu me le prêteras? Sinon c’est cool les mecs, petite photo devant le mur de l’Institut, mais l’interview est bien faites, ça le fait grave, le kiss, on se voit à Noël

Oscar Michel de la Hoya a écrit:
novembre 19th, 2009 at 23:07

Vous êtes mignon :D
C’est gentil les petites dédicasses aux michels. :)
Bonne continuation, le bisou

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